La fin tragique de Hasni
L'annonce de la mort de Hasni le jeudi 29 septembre 1994 a claqué comme une salve dans l'air de la ville d'Oran et à travers
toute l'Algérie, Hasni a été tué à midi tout près de son domicile où il a rencontré son frère Houari vers les coups de 11:00
et il venait du studio (Boussiouf) tout content de l'enregistrement qu'il a établi et était très heureux d'avoir placé une
nouvelle dentition et il s'apprêtait à partir en France et le billet était de la date du 28-09-94, mais le destin en a voulu
autrement.
Les choses se suivaient le plus normalement possible, Houari restait devant leur maison, après venait Hasni comme d'habitude
avec sa voiture qu'il l'a garé et demandait à son frère de le rejoindre.
Son frère Houari le rejoint tout content quand une personne apparaissait derrière eux qui le croyait un des fans se tournant
vers lui avec un grand sourire où il a reçu deux maudites balles, l'une dans le cou et l'autre malheureusement dans la tête
qui a causé très vite sa mort en tombant entre les bras de Houari, ce dernier tout choqué de la situation ne croyant pas ses
yeux; tout près de leur domicile. A l'hôpital d'Oran où a été transporté la victime en toute urgence n'a jamais vu auparavant
une foule aussi importante, à peu près des centaines de personnes venues aux urgences pour avoir de ses nouvelles ou voir
pour la dernière fois le visage de leur cher et célèbre chanteur qui a toujours prouvé sa joie et sa sympathie envers les
gens qu'il connaisse et il les respectait énormément.
La peur et l'angoisse apparaissaient sur tous les visages des amis du chanteur du
milieu artistique, sa famille et ses proches et hélas n'ont pas pu emprisonner leurs larmes et leurs réactions quand les médecins
l'ont fait sortir couvert d'un drap blanc rempli de sang, malheureusement, ce n'est pas beau de décrire cette tragédie.
Hasni ne fait plus partie de ce monde, mais il demeurera toujours vivant dans notre c½ur, tous les gens qui l'ont aimé.
Ses funérailles, on s'en souviendra toujours, ont mobilisé une foule importante et tumultueuse.
Si cette fois encore Hasni a fait déplacer des milliers de gens, c'était sûrement pour la dernière fois et c'était pour un
adieu; un adieu très pénible.